Paternité tardive : le temps passé compte plus que l’âge
Description
Les midi-conférences de l’École de santé publique de l’Université de Montréal (ESPUM) sont une occasion privilégiée de découvrir les travaux de recherche menés par les membres de sa communauté et leurs collaborateurs. Ouvertes à toutes et à tous, elles favorisent le partage des connaissances et les échanges autour d’enjeux actuels en santé publique.
Paternité tardive : le temps passé compte plus que l’âge
📅 12 novembre 2026, de 12 h à 13 h
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Présentée par Vincent Couture, bioéthicien et professeur agrégé au Département de médecine sociale et préventive de l'École de santé publique.
L’âge est un facteur qui affecte la santé reproductive et périnatale. Or, jusqu’à présent, peu d’attention a été accordée à l’âge des pères. En effet, qu’est-ce qui se cache derrière cette situation de « deux poids, deux mesures » en matière de parentalité tardive, entre la médicalisation systématique du corps des femmes et le laisser-aller généralisé vis-à-vis de leur partenaire masculin ? Afin de mieux comprendre ce phénomène, nous avons réalisé une étude qualitative visant à explorer l’expérience des pères ayant conçu après 40 ans. Ce qui ressort de l’analyse thématique des entrevues réalisées auprès des participants est que, pour les pères, le temps passé importe plus que leur âge. Lors de cette conférence, nous approfondirons ce que ce résultat signifie. Nous réfléchirons aussi à la façon dont il nous invite à réfléchir les enjeux normatifs de la parentalité tardive, ainsi que le développement d’interventions et de politiques de santé reproductive et périnatale.
Conférencier ou conférencière
Vincent Couture
Vincent Couture est bioéthicien et professeur agrégé au Département de médecine sociale et préventive de l'École de santé publique. Il est titulaire d’un doctorat en sciences cliniques (UDS), d’une maîtrise en bioéthique (UDM), d’un diplôme du microprogramme de recherche interdisciplinaire en santé de la reproduction (UDM) et d’un baccalauréat en philosophie (UQAM). Il a complété un stage postdoctoral au Bioethics Institute Ghent (Belgique) et a été professeur d’éthique appliquée en sciences infirmières et en santé à l’Université Laval jusqu’en 2025.
Sa programmation de recherche vise le développement, l’adaptation et l’application de normes aux avancées scientifiques, technologiques et sociales dans les domaines de la santé et des sciences du vivant. Sa programmation s'incarne dans trois axes principaux : l’éthique des transformations sociales en matière de reproduction humaine, l’encadrement normatif de l’intelligence artificielle dans la santé et l’évaluation des technologies, et le développement de dispositifs pour engager le public dans la réflexion bioéthique, souvent à l’intersection de la bioéthique et des arts. Il a dirigé de nombreux projets de recherche sur ces thématiques et a siégé à différents comités, dont l’axe éthique du Réseau de recherche en santé des populations du Québec (RRSPQ). Depuis 2024, il est co-directeur de l’axe « Éthique, cadre juridique et affaires réglementaires » du Réseau stratégique du FRQS sur les Origines Développementales et Intergénérationnelles de la Santé de l’Enfant (ODISÉ).