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Faire vivre autrement le plaisir d’apprendre : le co-enseignement avec des animateurs d’un organisme communautaire comme piste d’exploration
Description
Les activités parascolaires sont depuis longtemps reconnues comme ayant des effets positifs sur les jeunes, autant sur leur développement que dans leurs apprentissages. Mais qu’en est-il des activités proposées par un organisme communautaire, à une classe, qui ont lieu lors des heures régulières de cours et qui se succèdent sur plusieurs semaines? Qu’est-ce que peut apporter une telle formule à mon enseignement et comment m’y prendre comme enseignant.e dans un tel dispositif pédagogique? Est-ce qu’il s’agit d’une forme de co-enseignement, et si oui, comment cela prend-il forme, quel est mon rôle dans une telle formule pédagogique? Quelles seront les effets de ces activités sur le climat de classe, sur les relations avec mes élèves et leur bien-être? Comment de telles activités offrent-elles un support au développement d’une classe inclusive et un vif sentiment d’appartenance qui soutient ensuite le développement du plein potentiel de mes élèves? Lesquelles des compétences disciplinaires et transversales seront visées par un tel partenariat et co-enseignement? Quelles ressources seront mises à disposition pour enrichir les activités pédagogiques dans ma classe? La formation vise à répondre à ces questions.
Considérant que le nouveau référentiel de compétences professionnelles des enseignants du Québec (MEES, 2020) comprend une compétence dédiée justement au soutien du plaisir d’apprendre des élèves (compétence 8), il est intéressant de voir comment, dans un contexte périscolaire, en collaboration avec un organisme communautaire, ce plaisir d’apprendre peut être soutenu notamment par le jeu, la création et l’innovation. Plus encore, sortir du cadre scolaire pourrait jouer sur la perception que possèdent les enseignants et les élèves du cadre plus rigide de l’école : peut-on apprendre autrement? Peut-on apprendre sans s’en rendre compte? Peut-on apprendre en créant? Comment des activités pédagogiques en littératie, en sciences, en univers social ou en cinéma, animées par des créateurs artistiques, des scientifiques et des cinéastes, soutiennent-elles le développement de mes élèves et de moi-même sous plusieurs angles qui transforment ensuite ma classe vers une véritable communauté d’apprentissage?
Cela étant dit, serait-ce possible de penser une école plus flexible? Plus ouverte sur le communautaire et la collaboration avec les partenaires entourant les écoles? Serait-ce possible de réfléchir à des projets constants entre les écoles, la famille et la communauté, mais ouverts à s’adapter aux élèves et à leurs besoins? Il serait pertinent de s’y arrêter afin de permettre à tous les élèves de se développer et de faire les acquis nécessaires à leur vie en société. Est-ce que le réaménagement du temps scolaire aiderait à éviter une école en parallèle telle que Jacobi (2018) le souligne? Est-ce que cela pourrait enfin nous donner de nouvelles pistes de modèles qui s’alignent davantage avec la vision de l’école communautaire? Et comment bien former les enseignants et animateurs à de telles collaborations?
Objectifs
Deux objectifs sont visés par la formation:
- Porter un regard critique sur la pédagogie de l’apprentissage rendue possible par le partenariat entre une école primaire et un programme communautaire.
- Analyser de façon critique le rôle des acteurs clés dans une telle formule pédagogique (enseignant.e.s, élèves, animateur.trice.s).