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Prix: Entrée libre
B-328
90, avenue Vincent-d'Indy
Montréal (QC) Canada  H2V 2S9

Nouvelle conceptualisation de la capacité d’absorption de signaux faibles et d’informations

Sous la direction de recherche de Nathalie Loye, Département d'administration et fondements de l'éducation.
Co-directeur de recherche : Mickaël Gardoni, Département de génie de la production automatisée, ÉTS.  

Résumé

Reconnaître la valeur des signes précurseurs de changements technologiques imminents, sociaux ou en santé, requiert un esprit alerte et ouvert. S’approprier, maîtriser et exploiter par des innovations les connaissances émergentes, publiques ou échappées d’une recherche, exigent plus que curiosité et intuition. Cohen et Levinthal (1989a, b, 1990) ont nommé « capacité d’absorption » cette habileté : « la capacité de reconnaître la valeur d’une nouvelle information, de l’assimiler et de l’exploiter à des fins commerciales (1990 : 128) ».

Jamais opérationnalisées pour en expliquer l’apparition, nous suggérons un premier modèle de développement des habiletés « d’absorption ». Nous montrons que les habiletés d’apprentissage, de changements dynamiques et créatives permettent aux organisations de migrer de l’imitation de produits/services vers l’innovation radicale. De la conjonction organisationnelle des trois habiletés émergent la reconnaissance de valeur des informations repérées et la capacité d’absorption. Notre modèle se conforme à la Taxonomie de Bloom. L’ajout des connaissances systémiques et complexes et du volet cognitif « anticiper » y intègre la recherche en gestion. Le SECI (Nonaka et Takeuchi, 1995) et le modèle componentiel de la créativité (Amabile, 1996) soutiennent notre approche.   

Cohen et Levinthal (1989a, b, 1990) ont montré que ces habiletés permettent d’anticiper les technologies à venir. Zou, Ertug et George (2018) synthétisent 30 ans de recherches empiriques et exposent son importance pour l’innovation et les transferts de connaissances.  

Soutenance de thèse de Pierre Gignac